Lecture HST pour se remettre à niveau

Quel étrange destin pour cette ouvrage sous la direction de François Bédarida, L’histoire et le métier d’historien en France 1945-1995 (Aux éditions de la Maison des sciences de l’homme).

Je l’ai acheté le 11 mars 1999, à 11:10 très précisément à la Fnac pour ne rien vous cacher (source : le ticket de caisse précieusement conservé dans la jaquette du livre). C’était justement l’année de la rédaction de mon mémoire de Master 2. Et cet ouvrage, et bien, je ne l’ai pas lu… ou simplement l’introduction et le chapitre (très court) sur l’histoire des sciences et des techniques. C’était aussi et surtout l’année où j’ai décidé de ne PAS poursuivre ma formation d’historien. Un acte manqué peut-être ? J’ai cédé aux sirènes du « privé » en passant au préalable par la case d’un Diplôme d’Université 3ème cycle orienté professionnel. Ce diplôme de l’Institut de la Communication de l’Université Lyon 2 venait juste d’ouvrir ses portes : gestion éditoriale et communication électronique. Tout un programme.

L’histoire et le métier d’historien en France 1945-1995

Mais revenons à cet ouvrage, non lu, qui s’apparente plutôt à une étrange défaite. Mais l’avantage dans mon cas et contrairement à la débâcle de mai-juin 1940, c’est que je peux réécrire l’histoire. 21 ans après les faits (faites le calcul 1999-2020), j’ai enfin lu et fini le pavé. Comme je m’y attendais, j’y ai retrouvé beaucoup de noms d’historiens célèbres qui ont « fait » la discipline au XX ème siècle. Dans l’ordre, Marc Bloch et Lucien Febvre qui restent comme les fondateurs de la revue les Annales et surtout les initiateurs de la façon de faire de la « bonne » histoire, puis leurs successeurs Fernand Braudel, Ernest Labrousse davantage orientés vers une histoire économique, puis J. Le Goff, G. Duby, E. Le Roy Ladurie, P. Nora, P. Chaunu, etc…
J’y ai aussi retrouvé des noms importants qui ont été ceux de mes enseignants à l’Université Lyon 2, comme Serge Chassagne, Yves Lequin, Françoise Bayard entre autres.

Finalement j’y ai retrouvé des noms familiers ou des façons de faire de l’histoire que je n’avais pas complètement oubliées. je pense notamment à la micro-histoire qui nous vient de l’Italie au début des années 80 ou l’émergence de l’Institut de Temps Présent qui s’attaquait à une histoire plus immédiate, plus proche et davantage axée sur de nouvelles sources et notamment les sources orales. J’ai finalement replongé dans mes lectures des années 1994-1999. Ce livre rappelle aussi la fragilité de l’Histoire face à d’autres sciences (la philosophie notamment), sa recherche perpétuelle d’objectivité scientifique. Mais cette Histoire reste confronté à la relativité de ses outils, de ses supports (les sources) et de sa proximité intrinsèque avec les méthodes du récit.

En conclusion, cet ouvrage a ravivé des souvenirs, des connaissances et il me rappelle l’essentiel de la tâche qui s’annonce : me remettre à niveau dans cette discipline et surtout comprendre ce qui c’est passé dans les 25 ans qui ont suivi entre 1995 et 2020. Là est finalement le véritable chantier.

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